■ Jean-Luc Mélenchon, illustration par François Guery.
Reportons-nous fictivement en 2027 après les présidentielles. Le courant Mélenchon a emporté dans ses flots tumultueux tout ce qui bougeait encore, Macron est à la Santé et Bardella s’est réfugié à Kaliningrad. Le programme anticipé de LFI annoncé pour les municipales de 2025 a déjà commencé à porter ses fruits goûteux.
Dans les écoles, on ne sert à la cantine que les produits locaux : du beurre à Echiré, du sel à Guérande, du nougat à Montélimar et du kebab partout où on ne produisait rien d’autre de bon. La marchandisation universelle a reculé précipitamment, et les super U ont été recyclés en centres culturels, où on passe en boucle le biopic du gourou, interprété par Michel Simon reconstitué par l’IA (sa version chinoise).
Le formica et le minitel ont été brûlés en place publique, dégageant une odeur pestilentielle d’ultralibéralisme et de nostalgie boomeuse.
La police a été purgée et envoyée en nouvelle Calédonie sous bonne garde. Les nouveaux policiers en Keffieh et voile intégral veillent à ce que le trafic des denrées calmantes se fasse en toute tranquillité.
La solidarité de quartier est obligatoire, les médecins, notaires et autres notables logent gratis des familles bénéficiant d’aides publiques prélevées sur les grandes fortunes exilées. Un revenu égal pour tous est instauré.
Les relations internationales ont été révisées, et seuls les régimes politiques de gourous stricts sur la discipline de classe et de race sont autorisés à ouvrir des ambassades.
L’argent a été remplacé par des bons d’achat permettant un troc généralisé, et les biens des anciens exploiteurs sont mis sur les trottoirs à des fins d’humiliation et d’échange. Les nouveaux cadres politiques fiables ont priorité. Des rolex leur sont distribuées par décret de Louis Boyard, le nouveau ministre de l’économie solidaire.
La mélenchonnerie est l’avenir du monde.

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