■ De gauche à droite, Marine Tondelier, Edouard Philippe, Marine Le Pen.Marine Tondelier, Edouard Philippe, Marine Le Pen
Il existe une règle simple en communication, lorsqu’on veut réussir le lancement d’un nouveau produit. Quelles que soient ses qualités ou la pertinence de sa création, il est impératif de dire :
- La même chose
- Partout
- En même temps
Les élections présidentielles en France, avec un scrutin à deux tours, rendent l’exercice encore plus nécessaire car seul le premier tour ressemble à un lancement de produit sur le marché national. Il faut faire abstraction un instant de l’aspect humain des choses, car même si les candidats sont des personnes, seuls compteront les approches simples et uniques pour l’emporter sur les derniers mètres du scrutin. Or nous savons qu’une grande partie des électeurs se décident dans les dernières semaines de campagne, parfois même quelques heures avant de voter.
Le second tour laisse le temps et l’espace médiatique suffisant pour entrer dans une argumentation contradictoire, pour démontrer une valeur pour l’avenir, et non plus une simple et forte identité comme au premier tour.
A quoi assistons-nous aujourd’hui et quelles sont les chances des uns et des autres au regard de cette règle du jeu ?
Deux partis puissants présenteront un candidat unique, La France Insoumise et le Rassemblement National. Pour ce dernier, il est possible qu’E. Zemmour ou /et M. Maréchal tentent une percée mais mineure ou renégociée autour du RN. Au-delà des sondages, positifs ou non sur les personnalités, ces deux formations présentent déjà un avantage déterminant de premier tour. Atteindre et vaguement dépasser les 20% de voix peut suffire à forcer la porte d’un premier tour. Le Parti Socialiste présentera également un candidat unique, mais malgré son poids d’influence sur le vote récent du budget, son réservoir d’électeurs est trop faible, et le sera encore en 2027. Dans la « zone » de gauche, Marine Tondelier (Ecologistes) avait annoncé sa candidature sur un plateau de télévision, puis maintenant une simple participation à une primaire avec LFI. On est déjà dans un resserrage de boulons de ce côté-là. Qu’on les aime ou non, cela reste la bonne stratégie : un(e) candidat(e) pour un volume maximum d’électeurs.
Et il y a les partis qui ont évolué à proximité du gouvernement depuis presque 10 ans, en y participant souvent par des postes ministériels (F. Bayrou, E. Philippe… ) adossés pour un temps à Renaissance (ex En Marche !) puis prenant leurs distances avec une quasi opposition de posture depuis la dissolution. C’est la vie politique, il est bien rare en France qu’un Président de la République conserve ses atouts électoraux jusqu’à la fin de son mandat. Mais la construction de l’échec vient de la quantité incroyable de candidatures déclarées ou en passe de l’être :
E. Philippe, B. Retailleau, G. Darmanin, G. Attal, D. Lisnard, X. Bertrand, L. Wauquiez et quelques probables plus ou moins qualifiés de « monde du réel » comme Xavier Niel (Free), ou Michel-Edouard Leclerc. Il y a fort à parier que d’autres noms suivront comme S. Royale ou F. Bayrou, dans cette très longue liste située entre le centre et la « Droite républicaine ».
Aucune de ces personnes ne dira la même chose, leur nombre leur interdira d’être partout, et encore moins en même temps. Ils vous diront tous que « seul le projet compte » mais la brutalité mathématique du succès reste de n’avoir qu’un seul candidat, et là, le projet comptera.
Combattre les extrêmes qui prolifèrent partout en Europe pour continuer de défendre et développer en France une économie et une société de progrès passera par la règle la plus simple qui déterminera le résultat d’un premier tour présidentiel pour les démocrates : nommer et reconnaître un(e) seul(e) candidat pour tous.
Les 3 mousquetaires avaient la bonne formule.
Il existe une règle simple en communication, lorsqu’on veut réussir le lancement d’un nouveau produit. Quelles que soient ses qualités ou la pertinence de sa création, il est impératif de dire :
- La même chose
- Partout
- En même temps
Les élections présidentielles en France, avec un scrutin à deux tours, rendent l’exercice encore plus nécessaire car seul le premier tour ressemble à un lancement de produit sur le marché national. Il faut faire abstraction un instant de l’aspect humain des choses, car même si les candidats sont des personnes, seuls compteront les approches simples et uniques pour l’emporter sur les derniers mètres du scrutin. Or nous savons qu’une grande partie des électeurs se décident dans les dernières semaines de campagne, parfois même quelques heures avant de voter.
Le second tour laisse le temps et l’espace médiatique suffisant pour entrer dans une argumentation contradictoire, pour démontrer une valeur pour l’avenir, et non plus une simple et forte identité comme au premier tour.
A quoi assistons-nous aujourd’hui et quelles sont les chances des uns et des autres au regard de cette règle du jeu ?
Deux partis puissants présenteront un candidat unique, La France Insoumise et le Rassemblement National. Pour ce dernier, il est possible qu’E. Zemmour ou /et M. Maréchal tentent une percée mais mineure ou renégociée autour du RN. Au-delà des sondages, positifs ou non sur les personnalités, ces deux formations présentent déjà un avantage déterminant de premier tour. Atteindre et vaguement dépasser les 20% de voix peut suffire à forcer la porte d’un premier tour. Le Parti Socialiste présentera également un candidat unique, mais malgré son poids d’influence sur le vote récent du budget, son réservoir d’électeurs est trop faible, et le sera encore en 2027. Dans la « zone » de gauche, Marine Tondelier (Ecologistes) avait annoncé sa candidature sur un plateau de télévision, puis maintenant une simple participation à une primaire avec LFI. On est déjà dans un resserrage de boulons de ce côté-là. Qu’on les aime ou non, cela reste la bonne stratégie : un(e) candidat(e) pour un volume maximum d’électeurs.
E. Philippe, B. Retailleau, G. Darmanin, G. Attal, D. Lisnard, X. Bertrand, L. Wauquiez et quelques probables plus ou moins qualifiés de « monde du réel » comme Xavier Niel (Free), ou Michel-Edouard Leclerc. Il y a fort à parier que d’autres noms suivront comme S. Royale ou F. Bayrou, dans cette très longue liste située entre le centre et la « Droite républicaine ».
Aucune de ces personnes ne dira la même chose, leur nombre leur interdira d’être partout, et encore moins en même temps. Ils vous diront tous que « seul le projet compte » mais la brutalité mathématique du succès reste de n’avoir qu’un seul candidat, et là, le projet comptera.
Combattre les extrêmes qui prolifèrent partout en Europe pour continuer de défendre et développer en France une économie et une société de progrès passera par la règle la plus simple qui déterminera le résultat d’un premier tour présidentiel pour les démocrates : nommer et reconnaître un(e) seul(e) candidat pour tous.
Les 3 mousquetaires avaient la bonne formule.
Note de l’auteur
Cet article ne représente pas une critique sur le fond des personnes publiques, mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications du monde politique et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de décisions, de déclarations ou de comportements médiatisés.


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