■ À gauche, Edouard Philippe, récemment réélu maire du Havre et ancien Premier ministre, à droite, Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur.
En avril 2027 auront lieu les élections présidentielles en France. Un an avant, ressemblant à une sorte d’anniversaire en creux, les responsables politiques sortent du bois. L’occasion médiatique a été celle des élections municipales de mars qui, pour un temps très bref mais dense, a masqué la guerre au Moyen-Orient. Les électeurs n’en sont pas là, les yeux rivés sur les hausses de prix réelles et attendues, avec leur nouveau maire à peine sorti des urnes. Mais nous savons tous que les ambitions présidentielles passent d’abord par les épreuves de qualification, puis de stratégie, et enfin de communication pour emballer l’ensemble.
Les extrêmes n’ont qu’un suspense relatif. A gauche de la gauche Jean-Luc Mélenchon pour LFI étant indiscuté en interne, et à droite de la droite le couple Marine Le Pen – Jordan Bardella juste en attente de décision judiciaire, aucun(e) troisième larron(ne) ne s’étant pour l’heure manifesté(e). Nous verrons si Sarah Knafo, Éric Zemmour, Marion Maréchal, Éric Ciotti ou l’incontournable Nicolas Dupont-Aignan animeront à la marge le premier tour.
La droite, le centre, et les sociaux-démocrates (socialistes) pour résumer la galaxie des partis dit « républicains » ont, quant à eux, fort à faire pour avancer dans cette élection et construire une proposition qui soit une chance d’éviter aux électeurs d’avoir à choisir entre deux populismes au second tour. Pour mémoire, un lien vers un article récent sur ce sujet dans Le Contemporain : Présidentielles 2027 : Les Chemins de l’Echec
Aujourd’hui les noms sont connus pour ce qui est de la droite et du centre. Edouard Philippe qui représente la chance maximum d’accès au second tour de l’élection, « à ce jour », et Bruno Retailleau qui a une assise politique en tant que Président du parti Les Républicains. Pour ce dernier, il faut se rendre à l’évidence et encore une fois « à ce jour », ses chances de dépasser J.L. Mélenchon ou Bardella-Le Pen au premier tour sont nulles. Ces deux personnalités ont une expérience de ministère dans le gouvernement Macron, et ont eu des mandats locaux, en Vendée pour B. Retailleau et au Havre pour E. Philippe. Par ailleurs, ils ont tous les deux pris leurs distances avec E. Macron, pour des raisons différentes et avec des formes également différentes. Les curriculum vitae ne seront donc pas l’essentiel de l’argumentaire dans ce combat inévitable qui devra à tout prix se terminer par une seule désignation.
Gabriel Attal pourrait venir jouer les trouble-fête mais il semble acquis que son rôle de supporter d’Edouard Philippe serait sans doute bien plus stratégique pour éviter une catastrophe électorale.
Quoi qu’il en soit, et même si on n’est pas un électeur premier d’Edouard Philippe, voire pas un fan, il reste aujourd’hui le meilleur calcul d’une droite républicaine pour conférer à la campagne présidentielle qui s’annonce un semblant d’unité au centre et à droite avec des souhaits de bienvenue à tous les électeurs qui croient également en une sociale-démocratie. Il se peut qu’en lieu et place de cette campagne nous assistions à un nivellement par le bas , c’est-à-dire un affrontement de pré-campagne, loin de la défense des valeurs et d’une stratégie pour la France. Les prémices se font déjà sentir par des appels aux « primaires » du côté LR, uniquement destinées à exclure un candidat Horizons déjà déclaré. Ce ne sera pas suffisant.

Enfin, les socialistes ont également du pain sur la planche mais il n’est pas absurde de se dire que leur discours de second tour qui recommandera un vote vers une droite-centre ou vers « personne » sera le moteur d’un redéploiement démocratique ou d’une fin. Il n’est pas impossible que Place Publique avec R. Glucksmann soit un atout clairement social-démocrate, et tout aussi clairement hors des extrêmes. La clarté reste payante pour les électeurs.
Les sondages vont se succéder, variant au gré des apparitions dans les médias, mais les forces en présence sont d’ores et déjà connues.
La question sera de savoir si ces forces seront prises en compte stratégiquement ou si elles s’annuleront dans le brouillard des ambitions.
En avril 2027 auront lieu les élections présidentielles en France. Un an avant, ressemblant à une sorte d’anniversaire en creux, les responsables politiques sortent du bois. L’occasion médiatique a été celle des élections municipales de mars qui, pour un temps très bref mais dense, a masqué la guerre au Moyen-Orient. Les électeurs n’en sont pas là, les yeux rivés sur les hausses de prix réelles et attendues, avec leur nouveau maire à peine sorti des urnes. Mais nous savons tous que les ambitions présidentielles passent d’abord par les épreuves de qualification, puis de stratégie, et enfin de communication pour emballer l’ensemble.
Les extrêmes n’ont qu’un suspense relatif. A gauche de la gauche Jean-Luc Mélenchon pour LFI étant indiscuté en interne, et à droite de la droite le couple Marine Le Pen – Jordan Bardella juste en attente de décision judiciaire, aucun(e) troisième larron(ne) ne s’étant pour l’heure manifesté(e). Nous verrons si Sarah Knafo, Éric Zemmour, Marion Maréchal, Éric Ciotti ou l’incontournable Nicolas Dupont-Aignan animeront à la marge le premier tour.
La droite, le centre, et les sociaux-démocrates (socialistes) pour résumer la galaxie des partis dit « républicains » ont, quant à eux, fort à faire pour avancer dans cette élection et construire une proposition qui soit une chance d’éviter aux électeurs d’avoir à choisir entre deux populismes au second tour. Pour mémoire, un lien vers un article récent sur ce sujet dans Le Contemporain : Présidentielles 2027 : Les Chemins de l’Echec
Aujourd’hui les noms sont connus pour ce qui est de la droite et du centre. Edouard Philippe qui représente la chance maximum d’accès au second tour de l’élection, « à ce jour », et Bruno Retailleau qui a une assise politique en tant que Président du parti Les Républicains. Pour ce dernier, il faut se rendre à l’évidence et encore une fois « à ce jour », ses chances de dépasser J.L. Mélenchon ou Bardella-Le Pen au premier tour sont nulles. Ces deux personnalités ont une expérience de ministère dans le gouvernement Macron, et ont eu des mandats locaux, en Vendée pour B. Retailleau et au Havre pour E. Philippe. Par ailleurs, ils ont tous les deux pris leurs distances avec E. Macron, pour des raisons différentes et avec des formes également différentes. Les curriculum vitae ne seront donc pas l’essentiel de l’argumentaire dans ce combat inévitable qui devra à tout prix se terminer par une seule désignation.
Gabriel Attal pourrait venir jouer les trouble-fête mais il semble acquis que son rôle de supporter d’Edouard Philippe serait sans doute bien plus stratégique pour éviter une catastrophe électorale.
Quoi qu’il en soit, et même si on n’est pas un électeur premier d’Edouard Philippe, voire pas un fan, il reste aujourd’hui le meilleur calcul d’une droite républicaine pour conférer à la campagne présidentielle qui s’annonce un semblant d’unité au centre et à droite avec des souhaits de bienvenue à tous les électeurs qui croient également en une sociale-démocratie. Il se peut qu’en lieu et place de cette campagne nous assistions à un nivellement par le bas , c’est-à-dire un affrontement de pré-campagne, loin de la défense des valeurs et d’une stratégie pour la France. Les prémices se font déjà sentir par des appels aux « primaires » du côté LR, uniquement destinées à exclure un candidat Horizons déjà déclaré. Ce ne sera pas suffisant.
Enfin, les socialistes ont également du pain sur la planche mais il n’est pas absurde de se dire que leur discours de second tour qui recommandera un vote vers une droite-centre ou vers « personne » sera le moteur d’un redéploiement démocratique ou d’une fin. Il n’est pas impossible que Place Publique avec R. Glucksmann soit un atout clairement social-démocrate, et tout aussi clairement hors des extrêmes. La clarté reste payante pour les électeurs.
Les sondages vont se succéder, variant au gré des apparitions dans les médias, mais les forces en présence sont d’ores et déjà connues.
La question sera de savoir si ces forces seront prises en compte stratégiquement ou si elles s’annuleront dans le brouillard des ambitions.
Note de l’auteur
Cet article ne représente pas une critique sur le fond des personnes publiques, mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications du monde politique et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de décisions, de déclarations ou de comportements médiatisés.

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