■ Salomé Bertrand, peintre, et Raul Gamez, virtuose international.
Par Jean-Baptiste Collomb, ancien chargé d’enseignement des Facultés de Droit d’Aix-Marseille Université, ancien collaborateur parlementaire, Sofia Azzouz, historienne de l’art.
Cette intuition de Jean Cocteau résonne avec une acuité particulière dans un monde contemporain traversé par la fragmentation, la saturation des discours et l’érosion des repères symboliques. À l’heure où les échanges sont instantanés mais souvent désincarnés, certaines initiatives artistiques rappellent que la beauté demeure un langage transversal, capable de relier les consciences au-delà des frontières, des disciplines et des convictions.
L’initiative French Friendly s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle ne se contente pas d’additionner des formes ou de juxtaposer des pratiques ; elle propose une expérience esthétique globale, où l’art, la mode et l’art de vivre entrent en dialogue pour interroger notre rapport au monde. Dans un contexte contemporain marqué par l’urgence et la performance, cette démarche assume un ralentissement salutaire : celui de la contemplation, de l’attention portée au geste et à la matière.
Sous l’impulsion de Raul Gamez (Le Virtuose International – LVI), la rencontre entre la peintre Salomé Bertrand et la maison Profundo Fashion donne naissance à un espace de création hybride, profondément actuel. La peinture ne se limite plus à la toile, la mode ne se réduit plus au vêtement : toutes deux deviennent surfaces de projection d’une intériorité, lieux d’une interrogation sur le sens, l’identité et la transmission.
Le travail de Salomé Bertrand illustre avec force cette orientation contemporaine. Sa recherche chromatique, intense et assumée, dépasse la simple séduction visuelle. La couleur devient vecteur d’expérience, invitation à une immersion intérieure. Certaines de ses œuvres évoquent des paysages presque mythiques, non par nostalgie, mais parce que le mythe, aujourd’hui encore, demeure un outil puissant pour dire l’indicible et réenchanter le réel. Dans un monde désenchanté, cette peinture propose une écologie du regard.
Cette esthétique trouve un écho naturel dans la démarche de Profundo Fashion. À rebours de la fast fashion et de la consommation effrénée, la maison revendique une création sobre, durable et responsable. La mode redevient ici un langage, presque un rituel contemporain, où le respect du temps, de la matière et de la personne humaine prime sur l’effet et l’obsolescence programmée. Cette posture, résolument actuelle, inscrit la création dans une éthique autant que dans une esthétique.
French Friendly se veut ainsi un espace d’hospitalité pour la création contemporaine : un lieu où l’innovation ne renie pas l’héritage, mais s’en nourrit sans le figer. Il ne s’agit ni de célébrer un passé idéalisé, ni de céder au culte du nouveau pour le nouveau, mais de faire dialoguer les strates du temps dans un présent conscient de ses racines.
La présence, es qualité, de notre ami Jean-Philippe Carpentier confère à cette initiative une profondeur particulière. À la croisée du droit, de l’histoire et de la diplomatie consulaire, il incarne une forme de diplomatie culturelle discrète mais essentielle : celle qui s’exerce par la fidélité à la mémoire, par le sens du service et par la transmission. Dans un monde où la culture est parfois instrumentalisée, ce rappel du temps long et de la responsabilité morale prend une résonance toute contemporaine.
Cette diplomatie par le beau repose sur une conviction simple mais exigeante : la culture n’est jamais neutre. Elle engage une anthropologie, une vision de l’homme et du monde. En cela, elle peut encore constituer un pont entre les peuples sans les uniformiser, et entre les générations sans les opposer.
À l’échelle européenne, French Friendly rejoint une réflexion plus large sur l’identité culturelle du continent : une identité plurielle, ouverte, mais consciente de ses fondements spirituels et historiques. Ici, la diplomatie ne passe ni par les slogans ni par les déclarations, mais par les formes, les couleurs, les gestes et le partage silencieux de l’expérience esthétique.
Sous l’impulsion de Raul Gamez (Le Virtuose International – LVI), la rencontre entre la peintre Salomé Bertrand et la maison Profundo Fashion donne naissance à un espace de création hybride, profondément actuel. La peinture ne se limite plus à la toile, la mode ne se réduit plus au vêtement : toutes deux deviennent surfaces de projection d’une intériorité, lieux d’une interrogation sur le sens, l’identité et la transmission.
Le travail de Salomé Bertrand illustre avec force cette orientation contemporaine. Sa recherche chromatique, intense et assumée, dépasse la simple séduction visuelle. La couleur devient vecteur d’expérience, invitation à une immersion intérieure. Certaines de ses œuvres évoquent des paysages presque mythiques, non par nostalgie, mais parce que le mythe, aujourd’hui encore, demeure un outil puissant pour dire l’indicible et réenchanter le réel. Dans un monde désenchanté, cette peinture propose une écologie du regard.
Cette esthétique trouve un écho naturel dans la démarche de Profundo Fashion. À rebours de la fast fashion et de la consommation effrénée, la maison revendique une création sobre, durable et responsable. La mode redevient ici un langage, presque un rituel contemporain, où le respect du temps, de la matière et de la personne humaine prime sur l’effet et l’obsolescence programmée. Cette posture, résolument actuelle, inscrit la création dans une éthique autant que dans une esthétique.
French Friendly se veut ainsi un espace d’hospitalité pour la création contemporaine : un lieu où l’innovation ne renie pas l’héritage, mais s’en nourrit sans le figer. Il ne s’agit ni de célébrer un passé idéalisé, ni de céder au culte du nouveau pour le nouveau, mais de faire dialoguer les strates du temps dans un présent conscient de ses racines.
La présence, es qualité, de notre ami Jean-Philippe Carpentier confère à cette initiative une profondeur particulière. À la croisée du droit, de l’histoire et de la diplomatie consulaire, il incarne une forme de diplomatie culturelle discrète mais essentielle : celle qui s’exerce par la fidélité à la mémoire, par le sens du service et par la transmission. Dans un monde où la culture est parfois instrumentalisée, ce rappel du temps long et de la responsabilité morale prend une résonance toute contemporaine.
Cette diplomatie par le beau repose sur une conviction simple mais exigeante : la culture n’est jamais neutre. Elle engage une anthropologie, une vision de l’homme et du monde. En cela, elle peut encore constituer un pont entre les peuples sans les uniformiser, et entre les générations sans les opposer.
À l’échelle européenne, French Friendly rejoint une réflexion plus large sur l’identité culturelle du continent : une identité plurielle, ouverte, mais consciente de ses fondements spirituels et historiques. Ici, la diplomatie ne passe ni par les slogans ni par les déclarations, mais par les formes, les couleurs, les gestes et le partage silencieux de l’expérience esthétique.
À l’heure où la culture est trop souvent réduite à l’événementiel et à l’instantané, French Friendly rappelle que l’art véritable s’inscrit dans la durée. Il ne s’impose pas : il se propose, se reçoit et se transmet. En cela, l’art demeure un passeur de civilisation, capable de porter, d’un siècle à l’autre, ce qui fonde une communauté humaine.
Lorsque Charles X affirmait vouloir être le roi de tous les Français, il exprimait, au-delà de la formule politique, l’idée d’une continuité historique à assumer et à transmettre. De la même manière, l’art contemporain, lorsqu’il accepte d’être héritier autant qu’inventeur, devient un lieu de passage entre les temps : non pour répéter le passé, mais pour lui donner un avenir.
C’est peut-être là, aujourd’hui, l’une des missions les plus essentielles de la création : maintenir ouvert ce passage, fragile mais nécessaire, par lequel une civilisation continue de se dire, de se reconnaître et de se réinventer.
La culture demeure essentielle et doit rester accessible à tous. En un temps où le réel paraît parfois se dissoudre dans l’absurde et le kafkaïen, il échet de se souvenir de cette intuition lumineuse de Fiodor Dostoïevski : la beauté sauvera le monde. L’art ne questionne pas ; il se donne comme une rive invisible, offrant une compréhension silencieuse de ce qui fonde sa permanence et explique pourquoi, depuis la nuit des temps, il frôle l’immortalité.
L’art constitue également une arme politique, non seulement entre les mains des gouvernants, à l’exemple de Laurent le Magnifique de Médicis, mais plus profondément encore parce qu’il est le miroir fidèle et sensible des mutations sociétales.
Lorsque Charles X affirmait vouloir être le roi de tous les Français, il exprimait, au-delà de la formule politique, l’idée d’une continuité historique à assumer et à transmettre. De la même manière, l’art contemporain, lorsqu’il accepte d’être héritier autant qu’inventeur, devient un lieu de passage entre les temps : non pour répéter le passé, mais pour lui donner un avenir.
C’est peut-être là, aujourd’hui, l’une des missions les plus essentielles de la création : maintenir ouvert ce passage, fragile mais nécessaire, par lequel une civilisation continue de se dire, de se reconnaître et de se réinventer.
La culture demeure essentielle et doit rester accessible à tous. En un temps où le réel paraît parfois se dissoudre dans l’absurde et le kafkaïen, il échet de se souvenir de cette intuition lumineuse de Fiodor Dostoïevski : la beauté sauvera le monde. L’art ne questionne pas ; il se donne comme une rive invisible, offrant une compréhension silencieuse de ce qui fonde sa permanence et explique pourquoi, depuis la nuit des temps, il frôle l’immortalité.
L’art constitue également une arme politique, non seulement entre les mains des gouvernants, à l’exemple de Laurent le Magnifique de Médicis, mais plus profondément encore parce qu’il est le miroir fidèle et sensible des mutations sociétales.

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